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dimanche 6 septembre 2026

MES GIRONDINS.💙

Mes premières idoles s'appelaient:

Ranouil,Chorda,Moevi,Rey,Baudet,Calleja,Robuschi,De Bourgoin,Abossolo,Guillas,Couécou,avec un entraîneur mytique, Salvador Artigas,et je me revois dans ces années-là (1965) déplier le journal 

Sud-Ouest,à l'époque aussi grand que moi,sur le parquet de la salle à manger pour lire,agenouillé, les comptes rendus en noir et blanc du Lundi matin.Le bleu marine (clair) c'était lorsque nous allions " au stade" et je me souviens de cette enceinte pleine à craquer,sans banderoles,sans drapeaux,sans écharpes,tous ces produits marketing n'existant pas,mais au milieu d'une ferveur populaire,accompagnée de dialogues"Bordeluche" autour des sandwiches confectionnés à la maison.

Au fur et à mesure que le temps a passé j'ai pû découvrir un peu tous les coins de ce vaisseau art déco magnifique,y compris sur la piste du vélodrome ,par grand vent ou sous la pluie.

J'ai encore en mémoire certains matchs dont le Roi Pelé avec le Santos FC et bien d'autres plus classiques qui resteront en moi jusqu'à la fin.

Mais lorsqu'il a fallu déménager pour aller à Bordeaux Lac,ce fut déjà une petite mort de se rendre dans ce momument sans âme, au milieu d'un quartier inaccessible,voulu à grand renforts de crédits prohibitifs par des personnes incompétantes,et bornées...

Et c'est là,dans ce lieu dont le club n'avais pas besoin que nous avons assisté lentement au déclin de cette institution,orchestrée par des affairistes sans foi ni loi,qui petit à petit ont dépecé la bête pour ne laisser que les bas morceaux que l'on jette à la benne.

 Sentiments d'amertume,de résignation,et le regret d'un immense gâchis.

A l'heure où nous sommes (tous?) autour de ce cerceuil bleu recouvert d'un scapulaire blanc,dans ce cimetière entouré de cyprés sur lesquels ont pris place des vautours, je me dis que ceux qui ne sont pas présents,ceux que l'on a pas entendus,ont bien fait de rester dans l'ombre,car ce manque de prise de position signe un aveu de responsabilité et ainsi en pensant échapper à la critique,se retrouvent identifiés malgré leurs efforts pour échapper au désastre dont ils sont responsables.

Ne pas avouer ses fautes et ses errements enferme l'individu dans une prison remplie de remords.

Il aurait été formidable de fêter les 150 ans de ce magnifique club,et moi à 73 ans, je ne reverrai jamais les "Girondins", mes "Girondins", en première division.

Des larmes et des regrets éternels...

 👉SEPTEMBRE C'EST LE LUNDI DE L'ANNEE👈